Burkina Faso

Rapport de situation

Faits saillants

  • 1 850 293 personnes déplacées internes ont été enregistrées à la date du 31 mars 2022.
  • 2 076 659 Personnes sont affectées par la fermeture de 185 centres de santé et 354 centres de santé fonctionnant à minima au 30 avril 2022.
  • 685 935 élèves soit 328 682 filles et 357 253 garçons sont privés des services educatifs du fait de la fermeture de 4 148 écoles au 30 avril 2022..
Mouvements de populations
Les mouvements de populations restent continus du fait de l'insécurité

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Rapport de situation

Chiffres clés

1,8M
Personnes déplacées internes
53%
des PDIs sont des femmes
$591M
sont requis pour le HRP 2022
3,5M
de personnes dans le besoin.

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Financement

$590.9M
Requis
$88.1M
Reçu
15%
Progrès
FTS

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Contacts

Kristen Knutson

Chef de Bureau, OCHA Burkina Faso

Bénédicte Bama Toé

Chargée de l'Information Publique

Julia Maciocia

Chargée des affaires humanitaires et du Reporting

Burkina Faso

Rapport de situation
Contexte
Avec l'appui de l'association, certaines femmes PDI trouvent des activités génératrices de revenus.
Ici ce groupe de femmes participent à la chaîne de l'étuvage du riz.

L’Association les femmes persévérantes du Gulmu au secours des femmes déplacées internes de Fada

Pour nourrir leurs enfants maintenant totalement à leur charge et assurer la scolarité de ceux toujours en âge d’aller à l’école, les femmes déplacées internes de Fada ont recours à l’appui d’une association locale « Association des femmes persévérantes du Gulmu». Grace à cette association elles reçoivent certaines des Articles ménagers essentiels (marmites, futs et seaux), des abris (l’association les accueille ou loue pour elles des maisons de moindre coût) et d’autres un petit fond de roulement de 20 000 fcfa pour entreprendre une activité génératrice de revenus.

Pour Mariam Nassouri -veuve et mère de 4 enfants, forcée de trouver refuge à Fada après l’assassinat de son mari dans leur village de Namoungou- les actions de cette association sont vraiment salutaires car sans cet appui, elles auraient perdu toute dignité. « Cela fait deux ans que nous sommes à Fada et jusque-là nous n’avons jamais eu la chance d’être enregistrées pour recevoir une quelconque aide. Aux premiers moment l’association nous a doté de sacs de mais, sinon nous aurions dû mendier ou nous prostituer pour avoir à manger pour nos enfants. »

Quant à Kima Sadia -jeune femme de 23 ans avec 3 enfants venue de Namoungou pour trouver refuge à Fada- elle assure que la vente de son toffu (plus communément appelé soja ici) lui permet de prendre soin de ses trois petits et que parfois en manque de nourriture c’est cela même qu’ils mangent en attendant un autre repas. Ce commerce, elle a pu l’initier grâce au fond de roulement de 20000 qu’elle a reçu de l’association. « Avec l’argent que j’ai reçu j’ai acheté les graines de soja que j’ai transformé sur deux jours, en toffu. Après fritture, je mets le toffu sur des broches et je vais devant le centre de santé de mon secteur pour le vendre. Les gens aiment bien alors il arrive que je fasse de bonne recettes certains jours. Avec ce que je gagne, j’appuie mes belles mamans pour nourrir la famille et j’en garde un peu pour assurer les besoins urgents de mes enfants. Le plus grand (7ans) va à l’école, alors je dois veiller a ce qu’il n’abandonne grâce au peu que je gagne » nous explique t elle.

Selon Tankoano/Ouédraogo Clarisse, présidente de l’association des femmes persévérantes du Gulmu, l’association même auparavant établi à Namounou a dû fuir les exactions des groupes armés non étatiques pour s’établir à FADA. « Que peut faire une association déplacée si ce n’est venir en aide aux personnes déplacées ? depuis 3 ans que nous sommes à Fada, nous avons fait une sensibilisation auprès des populations hôtes afin que les PDIs soient accueillies avec compassion et qu’il existe une cohésion entre elles. A toutes celles qui arrivaient vraiment démunies nous avons trouvé r des maisons à louer ou négocier pour elles des espaces ou vivre, ensuite nous leur fournissons de quoi manger pour enfin former certaines à l’étuvage du riz, la fabrication du Soumbala (épices africaine à base de graines de néré) et la mise en place d’AGR. De voir que certaines d’entre elles s’en sortent grâce à cela nous rend extrêmement fières ».

Désormais dolotière au secteur 1 de Fada, Diapa Djingri, 23 ans et 4 enfants et aussi bénéficiaire de l’association, elle se sent reconnaissante pour l’aide dont elle a bénéficié. « J’ai reçu des marmites de l’association qui me permettent de préparer et de vendre du dolo. Lors de la vente hebdomadaire je peux avoir un bénéfice de 5000 que je réinjecte dans la production et un peu pour nourrir mes enfants. Dans mon village je faisais moi-même germer mon sorgho mais ici je dois en acheter, cela me revient plus cher et diminue la qualité de mon dolo, mais cette activité me permet de maintenir ma tête hors de l’eau et c’est cela l’essentiel »

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Coordination
Le forum sur le leadership des femmes dans l'humanitaire
Pour célébrer la journée internationale de la femme, les femmes des ONG humanitaires ont organisé un forum à Ouagadougou

Un forum sur le leadership féminin dans l'humanitaire

En prélude à la célébration de la journée internationale célébrée chaque 8 mars de par le monde, les femmes travaillant dans l’humanitaire des ONG nationales et internationales ont organisé le vendredi 4 Mars à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, un forum du leadership féminin dans l’humanitaire. L’objectif de ce forum a été pour ce consortium de sensibiliser la jeune femme encore en formation aux métiers de l’humanitaire et de les motiver à y venir. C’est donc par le biais de panels tenus tous le long de la journée au sein de l’université que les femmes déjà actives dans la communauté humanitaire au Burkina Faso ont partagé avec les étudiants et étudiantes des expériences et informations sur les ONG dans l’humanitaire, afin de susciter leur adhésion. 3 panels suivi d’échanges et de partage d’expérience ont marqué la journée : l’engagement féminin dans la réponse humanitaire (formations, carrières et métiers), femmes manageurs dans l’humanitaire (Défis, enjeux et Opportunités) et Carrière, travail et vie de famille dans l’humanitaire.

Pour Christelle Kalwoulé, présidente du Conseil d’administration du Secrétariat permanent des ONG (SPONG) et participante au forum « cette initiative est fort appréciable car c’est l’occasion pour nous de démystifier le travail humanitaire jadis perçu comme faisant peur et donc moins bien pour les femmes. Comme dans les autres corps de métier, il existe des risques et il faut juste travailler à les minimiser. J’affirme donc que dans le monde humanitaire, les femmes tout comme les hommes y ont toute leur place et c’est à elles de travailler à les occuper »

 

 

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Suivi des financements HRP 2022

Suivi des financements HRP 2022

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Situation des personnes déplacées internes (PDI)

Situation des personnes déplacées internes (PDI)

Situation des personnes déplacées internes (PDI)

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Aperçu de la situation humanitaire

Aperçu de la situation humanitaire

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