DR Congo

Rapport de situation
Contexte
1C3A0505

Plus de 31 000 personnes déplacées vivent dans la précarité à Walikale

L’accalmie qui prévalait dans le groupement d’Ikobo du territoire de Walikale depuis le début de l’année, a été interrompue par de nouveaux affrontementsbentre l’armée congolaise et un groupe armé leb23 janvier dans la localité de Buleusa. Plusieurs habitations ont été pillées au cours des affrontementsb.Selon des sources humanitaires et les autorités locales, plus de 12 000 personnes ont été contraintes de se déplacer vers la brousse. Cependant la majorité de la population est retournée le lendemain grâce à une accalmie précaire dans la zone. Une ONG locale a reportés a mission d’évaluation des besoins des déplacés de cette zone, prévue le même jour à cause de l’insécurité.

D’autre saffrontements opposent depuis le 30 janvier l’armée congolaise àunautre groupe armé dans les carrés miniers d’Irameso, Munjuidi, Twamakuru, Beteli, et Kingwe dans les groupements d’Utanda et d’Ihana. Selon diverses sources locales, ces combats ont déjà occasionné un mouvement de populations vers les villages de Binyampuri, Lubonga, Luvungi et Mpofi, mais l’ampleur n’est pas encore estimé. Pour l’heure, la tension reste vive dans la zone et un risque de nouveaux déplacements est à craindre.

Par ailleurs, les autorités locales de Kalonge et l’association Commission de développement et de mouvement de population Kalembe-Kalonge (CDMPK) ont rapporté l’arrivée, depuis le 15 janvier, de plus de 5 600 personnes déplacées dans cette localité de la zone de santé de Pinga. Ces personnes ont fui des violences armées dans les villages de Munsanga, Muteresi, Kisone ainsi que dans le village de Kazuba du groupement de Kisimba. La majorité de ces déplacés se trouve en familles d’accueil, tandis que 1 750 autres personnes se sont installées dans le site de déplacés de Kalonge géré par l’OIM, selon les mêmes sources. Tous ces ménages se retrouvent dans une extrême vulnérabilité et ont besoin d’assistance dans tous les secteurs. Pour l’heure, aucun acteur humanitaire n’est présent dans la zone, faute de capacités.

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